J'habite un miroir aveugle J'habite un pas de funambule J'habite une mémoire crue J'habite un rocher bleu où la lune s'éteint Novembre aux fissures faciles Novembre à fleur de nerfs Novembre rouge et vert dissone 1987
Lire la suiteVoilà, ça c'est la souffrance que j'imprime à ton histoire. C'est le paysage que je donne à ta vie. C'est ma tendresse qui se brûle à ton rire. Voilà, ça c'est mon évidence, mes mains ouvertes malgré tout, et c'est le seul silence possible. Je suis venue...
Lire la suiteC'est un instant flotté entre ciel et matin. C'est un moment gagné à la mobile incertitude du vent. C'est une minute délivrée, comme ça, une seconde qui n'attend rien, en apesanteur sur la vie. L'heure où je ne dors rien du monde. 1986
Lire la suiteDes ombres sourdes miragent le sable éteint. Une interminable déchirure arrimée à mon paysage. Cigarette sur cigarette je brûle mes insomnies et tous les soleils périmés. La lune dérive dans l'océan, silencieuse froissée de vagues. Au bout du voyage regarder...
Lire la suiteComme si tu m'atteignais de ce même soleil à travers les années, quelques vitres plus loin, simplement, à quelques fêlures près. C'est comme une eau qui se referme sur ma vie : engloutis, les secrets, à jamais là pourtant, posés comme des naufrages, comme...
Lire la suiteC'est plein d'étoiles essaimées dans mes nuits. Plein de ciel bleu-chardon au soleil des fleurs. Plein de bulles où s'irise la mémoire des reflets. Plein de musique au fond du vent et le vent au bout du monde. C'est plein de vivance dans ma vie. 1985
Lire la suiteQuand les ombres écloses débordent des cailloux quand la lumière inonde un seul versant du ciel quand l'imminence du soir dilue les horizons alors le goût du vent sur la peau ressemble à une pleine vague On se sent noyé et vivant 1985
Lire la suiteVerte, la nuit sur la montagne. J'ai ce vert là au fond de la mémoire comme une tache éblouie. La course des étoiles en pluie dans le ciel renversé des flaques: ces miroirs du monde dans le creux des rochers. J'échangerais tous les oublis pour une seule...
Lire la suiteLovée autour d'un point serré, serré, comme un éclat de givre, centre de gravité décentré, réfugié dans ma gorge. Un peu de moi, ce qu'il en reste, même plus vraiment de la détresse. Il reste tellement peu de rien, ça fond tout seul, ailleurs... Incohérence......
Lire la suiteJ'aimais te vivre comme un soleil latent, un horizon vivant aux confins de mon corps. Je t'ai perdu comme on attend longtemps, vide immense dans mon ventre. Tu étais un vertige et tu étais si seul à basculer de ton rivage, mon enfant au silence, mon enfant...
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