Lâche la hampe de ce drapeau d'orages. Laisse mourir les vagues doucement. Laisse les effacer nos pas dans le chuintement du sable. Il est trop tard pour te pencher sur mes cris d'encre et de papier. Juste des vers à soi rien que pour moi. Un nouveau...
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Je prends le bus, une façon de me déserter. Je déambule dans mes pensées, je déambus ligne 7. Et j'écris. Quand j'écris je me fuis. J'écris dans les pages janvier février de mon agenda acheté en mars, je traque les mots, je couche sur le papier des pattes...
Lire la suiteFaire le bilan de la démesure. Ce n'était pas si grave n'est-ce pas? Si flamboyant non plus. Tôle ondulée, latence du chaos. Latérite. Amertume en gestation. Des ratures en devenir. 2010
Lire la suiteJ'avais une maison en pierres, la montagne devant les fenêtres, trois chiens accolés à mes pas. J'avais des bouquets de bambous dans la neige de mes hivers, un poêle à bois. J'avais une maison ouverte à tous les vents de bienvenue, une grande table et...
Lire la suiteIl pleut des chagrins dilués, des larmes salées, des rapides du Djoué. Il pleut des mangues aux joues découpées en petits carrés. Il pleut des brumes dorées, des aubes parfumées, des cigales d'été. Il pleut nos enfances noyées, des cauris divinatoires,...
Lire la suiteJ'écris les îles du matin, cette mer de brume en écharpe autour des sommets lumineux, j'écris les rivières de nuages, j'écris le vent. C'est comme si tu m' avais repris, tous ces bouquets offerts cueillis. C'est comme si tu avais pillé les souvenirs de...
Lire la suiteAvant de lire ce texte il faut que vous sachiez que j'ai été opérée du coeur. On m'a mis une valve mécanique et depuis, mon coeur fait beaucoup de bruit, on l'entend battre très fort. Voici mon métronome interne, ma tachycardiatonique. Voici le battement...
Lire la suiteOui je sais, j'ai perdu mes fenêtres d'éternité, mes fenêtres du jamais, j'ai perdu mon ciel. Les avions sabrent de lignes de fuite mon nouvel horizon. Oui je sais, j'ai perdu mes fenêtres d'essentiel. Le soleil ne traverse pas, il s'éteint sur mon abat-jour,...
Lire la suiteTu as brûlé tes elles au feu des artifices. Crépuscule de ton carnaval. Le masque tombe. Rideau. J'ombre chinoise, je perdure. 2010
Lire la suiteY a des gens qui marchent sur ma tête, et des lunes électriques fichées sur des poteaux. Des voitures se garent devant chez moi mais personne ne vient. D'ailleurs je n'ai plus un seul chien qui aboie. J'ai maintenant une clef pour ouvrir ou fermer mon...
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