La longue nuit s'amenuise Poreuse Persiste une buée d'hier Hors-chant ténu Qui tient la note Et puis se fêle Distille des grumeaux de lune Friables sous la dent du jour Mordre à demain Le goût des songes 6 juin 2013 Texte paru au CAPITAL DES MOTS
Qu'attendais-tu de la guerre ? Un horizon plus élargi que le ciel des bergers ? Une déchirure maintenant L'argent fuselé d'une carlingue dans l'azur Ta jeunesse brûlée rapatriée Petit con 23 août 2015
La lampe brûle toute la nuit Comme toutes les nuits Au chevet de la page Sa lueur reflue avec le petit jour Si petit, le jour Si gris Parfois mots s'en suivent Parfois pas Ou alors à peine froncés Leur sens au verso des images 22 février 2014
J'aimais te vivre comme un soleil latent, un horizon vivant aux confins de mon corps. Je t'ai perdu comme on attend longtemps, vide immense dans mon ventre. Tu étais un vertige et tu étais si seul à basculer de ton rivage, mon enfant au silence, mon enfant...
Quand les ombres écloses débordent des cailloux quand la lumière inonde un seul versant du ciel quand l'imminence du soir dilue les horizons alors le goût du vent sur la peau ressemble à une pleine vague On se sent noyé et vivant 1985
Aujourd'hui J'ai essayé un nouveau jour J'ai essayé de perdre le fil Consciencieusement J'ai noué des trames sans liens apparents J'ai métissé nos anciens futurs Et ça ne ressemblait plus à rien C'était parfait Une plume de mouette sur le trottoir C'était...
Faire le bilan de la démesure. Ce n'était pas si grave n'est-ce pas? Si flamboyant non plus. Tôle ondulée, latence du chaos. Latérite. Amertume en gestation. Des ratures en devenir. 2010
Lovée autour d'un point serré, serré, comme un éclat de givre, centre de gravité décentré, réfugié dans ma gorge. Un peu de moi, ce qu'il en reste, même plus vraiment de la détresse. Il reste tellement peu de rien, ça fond tout seul, ailleurs... Incohérence......
Tu me souviens présent, sur nos doubles voies. Ton empreinte musicale au delà du miroir. Et le temps nous traverse de saisons parallèles, aux mêmes constellations. J'ai des visions de bleu très ciel univers toi. 1979
C'est plein d'étoiles essaimées dans mes nuits. Plein de ciel bleu-chardon au soleil des fleurs. Plein de bulles où s'irise la mémoire des reflets. Plein de musique au fond du vent et le vent au bout du monde. C'est plein de vivance dans ma vie. 1985
C'est un instant flotté entre ciel et matin. C'est un moment gagné à la mobile incertitude du vent. C'est une minute délivrée, comme ça, une seconde qui n'attend rien, en apesanteur sur la vie. L'heure où je ne dors rien du monde. 1986
L'instant où bascule la nuit, aube grise et moite, quand un voile de chauve-souris rabat un pan de ciel froissé sur le soleil des papayes. 1992
Musique The Cat Empire Avril 2011
S'envahir d'une île lumière et bleue. S'enfuir d'horizon et de vague, submergée, bulle, infinie. Etre aux confins de l'eau et du sable quand l'éclat de lune pétille... Etre la soif du rivage et l'aube-nacre, fluide, absorbée. 1987
Tu as brûlé tes elles au feu des artifices. Crépuscule de ton carnaval. Le masque tombe. Rideau. J'ombre chinoise, je perdure. 2010
Il est beau, le paysage qui vient vers toi Les jours après ce jour Endosser des matins absurdes Les yeux ouverts sur un ciel d'eau Je voudrais que tu redeviennes 8 avril 2014
Je relève de brume La mémoire ennoyée qui monte Qui monte J'écope la nuit, les rossignols Leur chant fuselé Fenêtre découpée à l'adret de l'aube Ciel révélé bleu Absence banderille plantée au cœur du jour Ce jour à vivre coupant comme un soleil de verre...
Vider jusqu'à la lie le trop plein d'un silence qui me déborde le trop plein de si loin en loin où je me perds le trop plein de ce vide d'âme où je me noie J'écope à ras le bol des larmes à ras bord Janvier 2011
Tristesse diffuse Elle ne crie plus Elle ne bat plus aux tempes Elle se dépose et s'accumule sans faire d'histoires Elle ne va plus au fond des choses Et moi je reste moi l'affectif en chantier 1978
Des ombres sourdes miragent le sable éteint. Une interminable déchirure arrimée à mon paysage. Cigarette sur cigarette je brûle mes insomnies et tous les soleils périmés. La lune dérive dans l'océan, silencieuse froissée de vagues. Au bout du voyage regarder...
Ça entre par une fenêtre Ça se fourvoie et ça se cogne Aux quatre coins de la lumière Ça volète tout fripé Puis ça se happe dans une brèche De la nuit laissée ouverte Ça n'a pas même froissé l'air C'est du silence qui traverse Noir velours Une pipistrelle...
Mouettes par poignées échappées main du vent Embruns de plumes et soudain plus Le ressac a brassé tout l'alphabet d'écume Les oiseaux mots dispersés c'est comme ça que tu combler silences blancs souffle aux nuages Océan ciel loin loin leurs cris ta voix...
Elle s'est vitrée de nuit, étanche. Sourire aveugle, un cri au bord des yeux. Elle message et barricade tout à la fois, c'est comme ça que je la vois. Tu rêves une passerelle, un rivage à son île, une autre lecture du temps. Glisser une étoile dans le...
Toi, et moi séparés par une virgule pour respirer, accent aigu comme une douleur, tu espères grave mais points de suspension à l'infini... Une majuscule pour commencer quoi ? Une nouvelle phrase point à la ligne. Tu crois que j'ai ouvert une parenthèse...
La route Une épingle Dans les cheveux du givre Brume haleine des prés Arbres et torrent au pailleté de cristal Comme carte de vœux qu'ils ne recevront pas Un lavis de fumée dans la mémoire du ciel Le lent Trop lent tempo Du clocher