C'est une souffrance étrange. (…) Mourir de nostalgie pour quelque chose que tu ne vivras jamais. Soie, Alessandro Baricco Ce qu'il advient des mots couverts de paysages C'est limpide et c'est inutile, je le sais bien L'entête des nuits que je poursuis...
Lire la suiteSi mes souvenirs sont bons J'ai quelques vies Des cardiogrammes au kilomètre Et l'auto-reverse intégré Lecture aléatoire repeat C'est facile, pourtant De se relever Il suffirait de ne pas déclouer les mots Cesser de soulever le couvercle Parce que ce...
Lire la suitePour Chloé et Marie La respiration Comme des espaces posés entre les lignes L'attache de mon bras qui m'interdit d'écrire Je ne trouve aucun charme Au bleu inextinguible des lueurs de veilleuse Les secondes murales font presque autant de bruit Que le...
Lire la suiteParce que le vif-argent des reflets dans les vagues parce que le contre-jour de l'enfant et son geste l'ellipse du galet, son tracé dans le vent j'aimerais rester là à la bordure du soir juste à portée d 'envols juste bien un ballet d'ailes et d'eau du...
Lire la suiteLa tendresse prudente Elle est d'arête vive Comme une branche d'étoile Parce que même ça c'est difficile Les étoiles Elles filent un coton de brumes outre-mer Et je n'arrive pas à être tout à fait Tout à fait là Un mot et puis un mot Une avancée de ciel...
Lire la suiteMais rien Une absence Un passage à franchir Un frôlement Une éraflure, d'accord Une rivière étrécie, des galets sur mesure Des éclats de soleil en surface Qui palpitent C'est comme un silence avec des mots dedans Des mots d'échanges tus Et puis plus rien...
Lire la suiteCertains jours il y a quelque chose d'offensif dans ce soleil qui brille bleu au dehors de nous et qui s'en fout de nos sinistres, de l'état des lieux désertés de nos marées montantes et le creux de nos vagues aux brise-l'âme et puis certains soirs tu...
Lire la suiteTon île aux pierres de Fournaise Le soleil emporté dans les sables du vent Et le vent océan qui nous sépare D'avant Pleure pas, tu la retrouveras ta mer Et la pensée s'étrangle au bout du rire Eclat de dire Comme un filament d'obsidienne Je sais le goût...
Lire la suiteLa nuit bleu-néon des ponts Ces abris de fortune pour ceux qui n'en ont pas Je mets les pieds dans le plat des contresens Ce qui me drape crisse comme une froissure La toile des blessures rêches, émerisées Je voudrais en découdre des aubes rapiécées Je...
Lire la suitePoésie de trottoir La ville comme un livre à l'encre de vos pas Je suivrais la dérive des fleurs de lumière La traversée patiente des ombres absorbées Chaque Histoire serait une page tournée Chaque vie feuilletée serait du temps qui passe 24 septembre...
Lire la suite