• Une vie devant soi

    Jeter les mots en bas des socles où ils étaient vissés
    Travestis de silences comme une fêlure de voix
    Les paroles s'échappent d'un trop plein de taire
    C'est une plaie ouverte et joyeuse
    Une trace de rigole
    Un roulis-éboulis de pensées qui se cherchent
    Où en étais-je, déjà ?
    J'en étais au sens des aiguilles du temps
    Aux adieux distillés comme un parfum de fleur
    Finalement libérée, merci
    Je laisse mes plumes là-bas
    Et viens on y va, viens
    On y va
    Alors vas-y
    Vacille
    ...
    Et je pose mes pas sur des pages ouvertes
    J'y mettrai des fenêtres coloriées lagon
    Des empreintes de sel séché à ton soleil
    Des reflets d'avenir
    Ce sera juste moi, un peu dépossédée
    Presque tue mais vivante

    Une sorte de vie devant soi  

     

    7 avril 2012 

    Texte paru à La Cause Littéraire
    « Eternité Défriche »
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  • Commentaires

    1
    Pata
    Mardi 24 Mars 2015 à 17:37

    "Un roulis-éboulis de pensées qui se cherchent"... Belle image, pour un texte qui me parle de la luxuriance d'après effondrement.


    J'aime !

    2
    Mardi 24 Mars 2015 à 19:24

    Merci pour tes passages, ma Pata.

    3
    helene Py
    Mardi 24 Mars 2015 à 20:38

    La vie est une renouée...

    4
    Mercredi 25 Mars 2015 à 16:52

    C'est quand même beau la vie! surtout quand elle est amoureuse! surtout quand on sait si bien l'écrire!

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