• Une vie d'été

    Le vent feule, âcre
    parfum de branches brûlées
    haleine salée de fenaison
    Il existe une vie d'été
    de l'autre côté
    des notes de clocher
    par où le temps m'échappe
                
    Attente embracelée
    Il manquerait le large d'une page à remplir
    aux manières de fleurs amples de magnolias
                                 
    Ligne de crête à suivre du bout des yeux
                                                          fermés
       

    25 juin 2013 

    Texte paru au CAPITAL DES MOTS
    « Hors-chant Ce peu de loin »
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  • Commentaires

    1
    Tanguy
    Jeudi 5 Mars 2015 à 10:58

    Colette, tu me rends intelligent !

    Car jusqu'alors , j'étais embracelé par une ignorance coupable... et j'avais du mal à atteindre cette "ligne de crête à suivre du bout des yeux fermés" - Maintenant grâce à toi, je sais le faire...

    Rien que pour ça : un grand MERCI !

    Affectueusement.

    2
    Samedi 7 Mars 2015 à 15:17

    Je ne tiens pas particulièrement à rencontrer les amis du wizz ou facebook, préférant ces échanges épistolaires, mais quand je lis ces lignes ça me touche si profondément que j'ai envie de te faire une bise de remerciement. Bise, Bruno 

    3
    Samedi 7 Mars 2015 à 17:28

    Coucou Tanguy, merci à toi !

    Et bise aussi Bruno ^^

    4
    Samedi 7 Mars 2015 à 17:59

    Tanguy, je suis contente que tu aies saisi le sens d'embracelé :-))

    5
    Tanguy
    Samedi 7 Mars 2015 à 18:29

    Colette, si tu savais le nombre de pages qu'il m'a fallu consulter pour saisir la subtilité de ce mot.... Je te l'ai dit et te le confirme : tu me rends vraiment intelligent (enfin , je veux dire "plus").  

    Grâce à toi et à la mélodie de tes mots, mon QI atteint un seuil de non retour.                                                                                                       Il rougeoie de bonheur et plane au dessus d'un nid de coucous ...       (j'ai dit : "coucous" !) d'où s'échappe "une haleine salée de fenaison" le long de cette "ligne de crête" qu'il suit "du bout des yeux" plissés (pas folle la guêpe !) yes

    6
    Samedi 7 Mars 2015 à 18:33

    Ah ben si tu l'as trouvé quelque part cet embracelé dis-moi où ! biggrin

    7
    Tanguy
    Samedi 7 Mars 2015 à 20:51

    Dans une épicerie qui capitalise sur les mots , au fond de l'impasse. Tu ne peux pas la rater, ses volets sont verts , la porte est toujours ouverte de jour comme de nuit. A l'intérieur, un enchevêtrement de lettres qui cherchent fortune en s'associant tant bien que mâle , les unes avec les autres. T'en prend une , t'en prend deux et ainsi de suite ...tu capitalises quoi ! Tu les gardes quelques temps et tu les refourgues en douce en faisant une substantielle plus-value ...  

    8
    Lundi 9 Mars 2015 à 11:19

    Alors là, tu m'as bien eue ! Maintenant ça existe puisque je l'ai écrit :-))

    Giono m'a-t-on dit, avait répondu à des personnes qui lui disaient avoir cherché Elzéar et avoir été très déçues en réalisant qu'il n'existait pas :

    mais bien sûr qu'il existe puisque je l'ai inventé.

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