• Un retour étranger

    C'est le côté définitif qui désincarne cette maison.
    Où ne pas être l'étrangère?
    Ce n'est pas un retour que je vis,
    c'est un départ. Aigu. Absolu.
    Pourtant l'année était si blanche,
    dans cet ailleurs de poussière.
    On boit la vie et on s'aperçoit trop tard
    qu'on avait oublié d'être ivre.
    C'est le choix que l'on fait de ne pas savoir
    où poser le bonheur.
    Je me souviens qu'elle avait noué deux kolas
    à un pan de son wax
    et quelle avait les yeux vitrés de ceux qui vont partir.
    J'ai perdu un des bracelets qu'Aïssa m'avait offerts.
    Je voudrais que Solange laisse à jamais ouverte
    la première déchirure de Kin.
    Ca m'ennuierait qu'il oublie
    la position du berger Peul.

     

    Novembre 1993

    « Le miroir de givreRat dégoût »
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  • Commentaires

    1
    Mercredi 17 Février 2016 à 00:04

    Je me répète mais que c'est beau , je n'ai même pas envie de trouver un commentaire intelligent , tant ton poème me remplit d'une mélancolie aussi douce que douloureuse

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