• Tu ne le sauras pas
    J'ai volé des miettes de mémoire
    Clichés dupliqués à l'infini clair-obscur
    Paillettes mal éteintes
    Reflets dévalisés dans le tain des miroirs


    Au fond tu la tritures, cette souffrance mécanique
    Tu la gardes en secours
    Réflexe d'une douleur qui ne m'appartient pas


    Il est encore déjà une aube de toujours
    Mais je chéris la trace des morsures d'étoiles


    Et la nuit reviendra
    Et la nuit reviendra comme un ressort cassé
    Et n'auront perduré que les minutes enfouies
    Sous les poussières précieuses

     

    Janvier 2012

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  • Bâillonner un trop plein de
    Je me suis dit j'attends
    J'attends demain et puis j'écris

     

     

    La nuit a duré longtemps

     

     

    (il fallait que la nuit passe)

     

    Long temps

     

    ...

     

    je voulais écrire en détaché
    dé-tâchée de toutes les traces qui font ce que je suis
    lissée de ces faux-plis de doutes
    qui participent passé
    ce qu'il reste de moi et qui m'abstient
    démêler le possible et le dérisoire
    donner une chance à l'indicible
    accepter de funambuler sur cet étrange ici lointain
    admettre
    je me suis dit j'attends demain
    et puis j'admets

     

    Décembre 2011

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  • Au lendemain de toi
    Je m'oblige à aller
    Je cède au vacarme des rues
    Le coeur roulé en boule au fond de la poche
    Ta voix enfouie, mon silence avec
    Je marche pour nous fuir, chaque pas est un chemin
    Je retarde l'instant où je nous ferai face
    J'économise ainsi la peur
    Le froid
    Je te fais une place ensevelie
    Dans le vent bleu
    Et puis le soir me rattrape
    Un mouvement de toile
    D'étoile ?
    C'est comme quelque chose qui se défroisse
    Et se replie
    Et se défroisse

     

    Décembre 2011

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  • Il se lève des houles creusées à même l'amer
    Ce n'est pas un combat mais cela y ressemble
    Je tourne les vagues contre moi
    Je prends les armes que tu me donnes
    Je rêve des territoires brandis comme des offrandes
    Il ne reste que les aubes où je ne serai pas
    Il se lève un soleil malade de certitudes
    Un chant d'eau qui éclate et n'en finira plus
    Je pourrais tout te dire, je pourrais tout te taire
    Choisir des silences et des mots âpres-doux
    Raconter le lichen bleu sur les rochers
    La porte de la grange toute lasurée de rouille
    Le renard qui mange dans la gamelle du chat
    Faire et défaire ce que je dois
    On ne peut pas garder ce qui n'existe pas
    Inventer des verrous, des serrures et des clés
    Je pourrais même aussi nous trouver des excuses
    Pour que toute cette histoire ne soit pas moche
    Au fond
    Nous vouloir élégants
    Dans notre façon d'en rester

     

    Décembre 2011

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  • Je lutte pour retenir les heures qui dérivent
    arrimer les images à toutes les vérités
    de celles qui nous élèvent
    de celles qui nous trahissent
    ces vérités soumises à conditions expresses
    d'être renouvelées
    cette météo des pages encore encrées d'éclairs
    les colères inédites, la rage, les orages
    l'obscur comme un réflexe
    je suis pour les couchants safranés sur les îles
    filaos de Noël et noix de badamiers
    je suis pour tout ce qui ne m'a jamais fait peur
    je lutte pour retenir la neige des lilas
    la beauté compromise de l'hiver qui arrive
    nouvelle saveur du froid sans le parfum de sève
    du bois à peine coupé
    je lutte pour tenir
    je ne veux pas dormir et ça ne sert à rien
    de traverser la nuit comme ça, les yeux ouverts
    mais je ne veux rien perdre
    j'ai trop perdu déjà
    absurde et ironique insomnie inutile
    tristesse automatique

     

    Novembre 2011

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