•  Les amis de mes ados sont mes ados

    Ils se sont éployés ailleurs
    après avoir inachevé mon tôt-matin

    Le calme enfin
    Et le silence alors

    Faire l'appel des absences
    Toutes ces brosses à dents, oublis intentionnels
    Coloré bouquet raide, pêle-mêle garde-à-vous
    Ils reviendront
    Dans 6 mois ? tout à l'heure ?

    En attendant j'attends
    Je suis à l'envers dans ma chemise
    Les boutons dans le dos
    Tu vas avoir un cadeau
    Le présent de leurs voix

    Leurs voix de vieux enfants
    Donnent des coups d'épée dans l'eau
    Au fond du verre
    Il reste un peu de rires
    Comme des éclaboussures

    A l'extérieur de leurs écouteurs
    C'était juste comme un insecte
    Il grésillait dans l'air
    Et je l'ai dans la tête

     

    20 avril 2012

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  • Racines tenaces que les veines charrient
    En déchirer la résille
    Un soi filé
    Emotter la glaise des mots tellement pétris
    Eclater sur les murs le moule usé
    Des paroles aux vers dépolis
    Charivari d'écrits
    Clones cursifs
    Faire encre d'un désert
    Aux origines blanchies comme des os
    Plus apatride encore
    Exhumer ce qui n'est pas
    Je connais le rythme patient des dabas
    Le geste qui défriche
    Le travail de sape
    C'est difficile

      

      11 avril 2012   Texte paru à La Cause Littéraire  

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  • Jeter les mots en bas des socles où ils étaient vissés
    Travestis de silences comme une fêlure de voix
    Les paroles s'échappent d'un trop plein de taire
    C'est une plaie ouverte et joyeuse
    Une trace de rigole
    Un roulis-éboulis de pensées qui se cherchent
    Où en étais-je, déjà ?
    J'en étais au sens des aiguilles du temps
    Aux adieux distillés comme un parfum de fleur
    Finalement libérée, merci
    Je laisse mes plumes là-bas
    Et viens on y va, viens
    On y va
    Alors vas-y
    Vacille
    ...
    Et je pose mes pas sur des pages ouvertes
    J'y mettrai des fenêtres coloriées lagon
    Des empreintes de sel séché à ton soleil
    Des reflets d'avenir
    Ce sera juste moi, un peu dépossédée
    Presque tue mais vivante

    Une sorte de vie devant soi  

     

    7 avril 2012 

    Texte paru à La Cause Littéraire
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  • Musique de Voltene Sue

    Quête ramifiée de chemins
    Lignes d'un vivre comme je peux
    Sur la paume de quelle main ?

    Le ciel se propage

    Chaque soir a son voile pourpre de soleil
    Chaque aube sa traîne de nuit
    Une éternité d'étoile mesurée à son seul écho

    Cet éclat-là m'arrête
    Je m'arrête à la plissure du vent
    A peine un frémissement lisse de l'eau
    Silence de mangrove peuplé d'oiseaux

    Le ciel se propage

    Sous l'aile d'ombre tendue
    Je bute sur les pierres
    Toutes ces pierres blanches
    Qui ont marqué les jours
    Et comblé les ornières
    Le lit de mes torrents
    Je passe à gué ma solitude

    Le ciel se propage

    Noces déployées d'hier et d'ailleurs mêlés
    Et c'est encore demain
    Et c'est déjà ici
    Un enfant échappé d'on ne sait quelles frontières
    Racle sur le trottoir les roues de son tricycle

    L'étoile de son rire comme une éternité
    Mesurée à son seul écho

     

     

    4 avril 2012

     

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