• J'habite un miroir aveugle
    J'habite un pas de funambule
    J'habite une mémoire crue
    J'habite un rocher bleu
    où la lune s'éteint
                          Novembre aux fissures faciles
                          Novembre à fleur de nerfs
                          Novembre rouge et vert
                                                    dissone
       

     

    1987

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  • Voilà,
    ça c'est la souffrance
    que j'imprime à ton histoire.
    C'est le paysage
    que je donne à ta vie.
    C'est ma tendresse qui se brûle à ton rire.
    Voilà, ça c'est mon évidence,
    mes mains ouvertes malgré tout,
    et c'est le seul silence possible.
    Je suis venue me déchirer
    à l'aube dispersée des étoiles.
    Je suis venue te renvoyer à ton regard.
    Je te regarde avoir mal à mon amour-miroir.
    Tu n'as pas le droit de m'en vouloir.
    J'avais attendu que tu Nous oublies.

     

    1987

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  • C'est un instant flotté
    entre ciel et matin.
    C'est un moment gagné
    à la mobile incertitude du vent.
    C'est une minute délivrée,
    comme ça,
    une seconde qui n'attend rien,
    en apesanteur sur la vie.
    L'heure où je ne dors rien du monde.

     

     

    1986

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  • Des ombres sourdes
    miragent le sable éteint.
    Une interminable déchirure
    arrimée à mon paysage.
    Cigarette sur cigarette
    je brûle mes insomnies
    et tous les soleils périmés.
    La lune dérive dans l'océan,
    silencieuse froissée de vagues.
    Au bout du voyage
    regarder la lune se noyer.

     

     

    1985

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  • Comme si tu m'atteignais
    de ce même soleil
    à travers les années,
    quelques vitres plus loin,
    simplement,
    à quelques fêlures près.
    C'est comme une eau qui se referme
    sur ma vie :
    engloutis, les secrets, à jamais là pourtant,
    posés comme des naufrages,
    comme des étoiles
    sous l'océan.
    Mais le miroir est lisse
    où j'ai rivé toutes mes saisons.

     

    1989

     

    Texte publié à La Barbacane N° 95/98

     

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