• Musique de Michel Borla
    http://www.michelborla.net

    J'avais écrit ce texte il y a longtemps, en pensant entr'autres à l'un de mes amis d'il y a plus longtemps encore. Cet ami-là parallèlement, avait fait une chanson en pensant entr'autres à moi.La vidéo est de mai 2013

    Ici et au plus loin
    la marée peut monter, les vagues engloutir
    nos hier et no futur, nos pas entrecroisés,
    nos désirs parallèles est-ce que tu le savais ?
    Faisceaux de lune froissés sur l'océan,
    nos chimères atlantide.
    Des noms et des visages floutés mais qui c'était ?
    Ceux qui ancraient leurs rêves à des ports sans attaches,
    ceux qui encraient leurs mots sur des notes de musique,
    ceux qui graffitent encore des soleils pérennes
    hors l'écaille des murs.
    Des couloirs des reflets des seuils des fenêtres
    des rives où me poser, apposer vos empreintes.
    Signez là pour marquer cette page d'exil.
    Où êtes-vous, mes éperdus ?
    Celui qui sait déjà et encore où j'habite
    et celle-ci disparue mais j'entends sa voix dire :
    peut-être dans longtemps
    on se connaîtra toujours...
    Et depuis je te cherche
    dans l'écho qui nous porte ici et au plus loin,
    à l'arrêt sur image des miroirs infidèles
    à ce qu'on espérait peut-être devenir.

     

    Janvier 2011

    Paru dans Variations sur le Thème de l'amitié, recueil collectif chez Flammes Vives

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  • Elle est trop tard la vie,
    la course d'Est en Est,
    de matin en matin,
    connectée aux rumeurs des galets.
    Geyser écume qui t'éclabousse,
    sanglot en travers qui t'éclabouche.
    Tu t'es donnée ce rendez-vous avec la mer.
    Tu t'es inventée cette urgence
    chaque demain.
    Et je reviendrai toujours
    parce qu'elle est trop tard
    la vie pour rien
    sans tes mains sur la guitare.
    Je reviendrai toujours
    parce qu'il fait bon s'attabler
    aux notes apaisées
    que tu joues.
    C'est comme ça qu'on s'amarre.
     

     

    Janvier 2011

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  • La lune transparaît
    au travers d'une soie
    de songes chaotiques,
    pulsation filigrane
    où je nais, où j'enfance.
    " S'en fout la mort " taxi
    rebrousse son chemin
    de torchères alignées.
    Nous-mêmes, nous-mêmes,
    mbolo ani

    " S'en fout la mort " s'enfuit.
    La lune transparaît
    et le matin l'emporte.

      Janvier 2011

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  • J'arpente.
    A pas comptés
    je prends la mesure
    du travers champ qui nous sépare.
    J'en mesure l'en pleurs.
    A pas compter, plus jamais.
    Démesurer la distance
    et la profondeur du chant qui nous dépare.
    Un décompte à rebours
    d'un contre-jour qui passe.
    J'ai déplacé le cordeau,
    il zig et zague à travers temps,
    arpent d'éternité.
    Prendre la distance du maximal.
    Les maux s'effacent au fur et à mesure

    les maux s'effacent
    les maux

     

     

    Janvier 2011

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  • C'est l'heure ailleurs
    d'un vol d'engoulevent
    arraché au ruban
    de chaleur goudronné
    C'est l'heure ailleurs
    des ombres sous la lune
    le bruissement du vent
    comme une éclaboussure
    C'est l'heure ailleurs
    du souffle rose et nuit
    d'un point du jour naissant
    Isthar incandescent
    C'est l'heure ailleurs
    d'une brume serpentine
    où se portent mes pas
                                     plus avant
     

    Janvier 2011  

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