• Contre-soir

    Dans l'encoignure de mes murs
    un crépuscule similaire
    au feu tout flamme
    contre-soir
    Il est des soleils rémanents
    dont la lumière indélébile
    longtemps affleure à la surface
    Un linteau vermoulu
    la photo répétée d'un sahel de dune
    où mon enfant trottait
    un genou, une hanche
    Pendus au bleu des poutres
    des chardons de poussière
    et le parfum fané
    d'une rose rouge
    sèche
     

    10 octobre 2013  

    Texte paru au CAPITAL DES MOTS    

    « La mémoire métisse Septembre soir »
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  • Commentaires

    1
    Lundi 14 Décembre 2015 à 20:05

    On a tellement besoin de soleils rémanents! Merci!

      • Lundi 14 Décembre 2015 à 20:18

        C'est un soleil qui m'a longtemps réchauffée dans une autre vie. Une lumière douce-amère, mais les soleils rémanents sont toujours bons à prendre. Merci à toi, Alain.

    2
    Lundi 14 Décembre 2015 à 20:51

    Mais c'est si doux, aussi, ces soleils de décembre, ces moments de sommeil et de froid sur la joue!... 

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