• A vau-l'eau

    La houle enfle d'abord et soulève des remous
    De noms qui dormaient là sagement déposés
    Elle balaye les rivages que l'on croyait éteints
    Puise à la nuit des temps les cicatrices tues

    La vague alors déferle et fait céder les digues
    Tous les ponts suspendus, les saisons morcelées
    Les derniers contreforts que l'on avait construits
    Les barrages d'un rire aux larmes filigranées

    Demain enjambe Hier, Aujourd'hui s'éparpille
    Même la lune à vau-l'eau chatoie désordonnée
    Dans les reflets dansés de ses mouvement blonds
    Décompose, recompose sa rondeur brisée

    Affleurent à la surface sentiments oubliés
    Emotions interdites, souvenirs détachés
    Comme des lames de fond
    Venues du fond des choses
    Et d'autres...

     

    Janvier 2012

     

     

    « La solitude des alouettesAgenda »
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  • Commentaires

    1
    Samedi 21 Novembre 2015 à 00:54

    tsunami sentimental.

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